LE PETIT S
T DENYSCOPE
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EXPRESSION LIBRE L'EDITO DU PRESIDENT
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Le 8 Mars 2001
Voici qu’après une courte éclipse,
Notre journal, le nouveau petit
Saint-Denyscope revient dans les kiosques.
Preuve de notre vitalité, de notre bonne humeur et de
notre solidarité.
Je souhaite qu’il
soit un chaleureux écho de tout ce que nous réalisons ensemble
et un lieu de sympathie réciproque
entre tous
Qu’il soit surtout
le reflet d’un
Depuis quelques temps en effet nous sommes très
sollicités de part et d’autres pour de nombreuses actions : téléthon,
banque alimentaire , quête des aveugles , paris tout petit , et beaucoup
d’autres auxquels le lions club
apporte son soutien
Et plus près de nous: Jeunes en détresse ,amis en
difficultés ,
Sachons y répondre avec coeur et avec audace.
Soyons en alerte devant
toute souffrance et sachons
regarder
Réveillons nous et réjouissons nous
Car nous avons la joie
d’avoir accueilli trois nouveaux membres, avec
Jean-Bernard, Eric et Christian .
Nos rangs vont encore se renforcer
de nouvelles énergies.
Oeuvrons et agissons
Président 2000-2001
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IMPRESSIONS DES NOUVEAUX LIONS
C’est
l’émotion qui primait le 25 janvier au soir, je rentrai dans la grande
famille du LIONS.
L’émotion
était à son comble quand cet insigne me fut remis par un PAST GOUVERNEUR qui
vit par et pour le lionisme.
L’ « insignation »
n’est qu’un début qui implique un don de soi pour SERVIR une cause destiné
aux autres.
A
ce jour, où il est si facile de recevoir, donner de sa personne est plus
difficile, n’est-ce pas une bonne
motivation ?
Le
lionisme sera ce que chaque membre en fera et chacun y trouvera ce qu’il y
aura apporté.
Par
cet engagement, je vais essayer de contribuer à apporter une petite pierre à
un grand édifice.
Et
quand je vois le rayonnement des « anciens », le lionisme apporte
certainement une certaine sérénité ou une sérénité certaine.
C’est
pourquoi je vous remercie du fond du coeur de m’y avoir accueilli.
Jean Bernard COQUELLE
UNE
NOUVELLE VIE COMMENCE
La remise de l'insigne
permet au postulant de prendre conscience de sa future appartenance au groupe.
Le groupe a ses règles, ses lois, ses us coutumes, le postulant accepte
donc de fonctionner suivant les normes
Les normes sont remplies de droit mais surtout obligations. Pour cela la
remise de l'insigne ne signifie rien une fin en soi mais bien au contraire le début
d'un engagement qui devra être sans faille.

Le parrain qui est le garant sera présent le cas échéant pour le
rappeler !
A l'inverse le groupe accepte de recevoir comme il se doit le nouveau
venu et de l’aider à se perfectionner afin de recevoir mais surtout apprendre
à donner .
Le chemin du lion sera pavé de doute, d'humilité et d'écoute mais au
, la fraternité, l’amitié, la liberté d’esprit sera au rendez-vous
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EFFECTIFS
ET ETHIQUE
CE
QUE JE CROIS…
Je pense que rentrer dans le
Lionisme, c'est une histoire de cœur.
Il faut avoir du cœur
et le coup de cœur.
Et, "Le cœur a ses raisons que
la raison n'a pas".
Alors, laissons faire les choses
naturellement.
Le coup de cœur, "çà
veut dire" coup de foudre avec les Lions,
se sentir bien avec les membres d'un
club et avoir envie de partager des moments d'amitié avec eux.
Avoir du cœur, "çà
veut dire" décider de donner de soi-même pour servir les
autres. Dans la réalité, cela signifie participer aux actions menées par les
Lions.
Entrer dans le Lionisme, c'est un
peu une vocation.
Il faut prendre le temps de côtoyer
ses nouveaux amis pour voir si l'on s'entend avec eux. Il faut aussi laisser mûrir
sa réflexion, être sûr que l'on veut vraiment se donner pour servir.
Il ne faut pas négliger, non plus,
l'importance du rôle du parrain (garantie pour le club et soutien pour le futur
Lion).
Voilà pourquoi, dans ce domaine, je
ne suis pas un adepte du recrutement marketing ciblé pour faire remonter
rapidement la courbe des effectifs à tout prix (au risque d'avoir de mauvaises
surprises par la suite). De plus, je crains qu'une telle démarche impersonnelle
de prospection publicitaire puisse
"en refroidir" certains et conduire à l'inverse de l'effet souhaité.
En résumé,
Je pense simplement qu'il faut être
heureux dans son club.
S'il y a une bonne osmose dans le
club, nous rayonnerons à l'extérieur et nous donnerons envie de nous
rejoindre.
Il est vrai que, dans notre domaine,
nous avons un certain savoir-faire …Mais reconnaissons qu'il nous
manque le faire savoir. Là, la démarche publicitaire peut être utile.
Mais, attention, pas pour un recrutement commercial mais pour le faire savoir,
c'est à dire :
Se faire connaître (notoriété) et
exprimer qui nous sommes et ce que nous faisons (notre vraie image).
Voilà ce que je crois et cela n'engage que moi…
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CHRONIQUE D'AUTRE TEMPS Aussi loin que l’on puisse tourner son regard vers ce passé,
on ne peut constater que le combat a toujours été l’une des activités les
plus pratiquées par l’homme. Peut - on imaginer vraiment que cette force qui pousse les
hommes à se battre provienne d’un choix délibéré ? Non, nous pensons au
contraire que c’est une inclination instinctive qui a un sens réel, et
finalement bénéfique dans le schéma complexe de l’évolution. Les hommes n’ont jamais cessé de vouloir dompter cette
force et de perfectionner les techniques de combat. Les arts martiaux ont suivi
dés leur naissance le cours naturel de l’histoire pour devenir, à une époque
déjà ancienne, une véritable science. Puis à la faveur de quelques périodes
de paix, cette connaissance a été interprétée avec sensibilité et l’art
martial est né, donnant naissance, à son tour et encore plus tard, à la voie
de l’épanouissement de l’être : le Budo. Le principe premier du Budo est qu’avant de prétendre
vaincre qui que ce soit , il faut arriver à se vaincre soi même. L’ennemi
est intérieur. Le travail sur les émotions, les craintes, les sentiments négatifs,
les pulsions instinctives, nous conduit à nous dominer, à nous rendre maîtres
de nous-mêmes. La victoire sur autrui est toujours éphémère, tandis que
chaque victoire remportée sur soi-même, sur un geste maladroit, sur un excès
de colère, construit en nous un être équilibré de façon durable. L’enseignement du Budo met également l’accent sur la
conscience de l’unité du corps et de l’esprit. Pour se vaincre il faut se connaître ; et pour se connaître,
se juger et enfin se comprendre, il faut s’impliquer avec courage dans des
situations révélatrices, dans des épreuves ou nous laisserons tomber avec
soulagement nos vieilles peaux, ces carapaces protectrices installées par la
peur de la mort. Dans cette chronique, j’essayerais de vous conter
l’investigation que j’ai menée depuis plusieurs année sur l’un des arts
du BUDO, le Karaté Do de l’école shotokan. C’est l’art martial de base puisqu’il apprend à se
battre avec les seules armes que l’homme possède à
L’intérêt qu’il suscite provient de ce que chacun y
trouve une réponse a ses préoccupations propres.
Je ne parlerai pas ici de la technique de combat, ni du
remarquable moyen self défense qu’il est, mais plutôt de la voie martiale
Le sport est
une face du karaté qui en explique la survie, mais il n’est pas la seule
raison a cela. le karate –do le suffixe do ( la
voie ) rappelant que le karate est aussi un chemin vers cet état mental supérieur
que recherchent philosophes et mystiques
de tous temps. Le karaté est devenu un moyen de développement de l’homme
tant au point de vue physique que mental, une voie de la perfection de la nature
humaine a travers des épreuves physiques intenses et pénibles.
Le karaté est aussi un entraînement de base destine à
redonner à l’homme un esprit clair, simple et pur, celui-la même qu’il
possédait à l’origine avant qu’il ne soit terni par les influences du
monde extérieur. Il cherche à lui rendre cette serenite qui, seule, peut lui
donner confiance et maîtrise de soi en toute chose. Celle ci ne peut être
retrouvée que par un état d’esprit que le bouddhisme Zen qualifie de vide :
c’est le deuxieme sens de kara, qui ne veut pas seulement dire
vide de toute arme, mais aussi vide de toute intention mauvaise ou orgueilleuse.
Contrairement a ce qu’il semble, le karaté ne développe
pas le sens belliqueux, mais enseigne la mesure, l’humilité, le respect de la
vie ; c’est le sens de tous les arts du budo.
Le karaté est enfin un moyen plaisant pour conserver la
santé ou développer la forme physique. Nombreux sont les pratiquants qui
n’ont pas d’autre ambition. C’est une culture physique très complète,
faisant travailler harmonieusement tous les muscles, développant
la souplesse comme la résistance, redressant une colonne vertébrale
mise a rude épreuve par un travail quotidien ( toujours maintenue droite en
karaté et la plus verticale possible. Un tel karaté très pratique par les
enfants, les femmes et les personnes âgées.
Ma prochaine page retracera
l’histoire longue et complexe de cet art.
Eric SMITH Retour
LES SECTES
On entend de plus en plus
parler des sectes. Mais qu’est-ce qu’une secte ? Et d’abord d’ou viens
cette phobie des sectes ? Rappelons-nous : ces dernières années trois
sectes ont défrayé la chronique : la secte Aum dont les adeptes ont
déversés du gaz sarin dans le métro de Tokyo, celle de Jim Koresh armé jusqu’aux dents et assiégés
par le FBI dans un ranch qui fint par brûler, et l’ordre du temple solaire qui
« suicida » (tous) ses membres. Autrement dit : les sectes tuent
indifféremment leurs membres et les autres : personne n’est à l’abri.
D’autant plus que ces massacres ont un caractère aveugle (le métro) ou
« injuste » (les suicidés de l’OTO..). Les sectes ne se contentent
pas de tuer , elles (nous)
manipulent… C’est à dire qu’elles (nous) influencent à notre insu. Or on ne
peut pas lutter contre un ennemi invisible… Le « Diable » a été
inventé pour mettre un nom et une image sur cette (notre) peu de l’invisible,
des fantômes et du surnaturel en tous genres.
Qu’est-ce qu’une
secte ? Etymologiquement, c’est une branche coupée (sectaire) d’une
religion… De ce point de vue, le christianisme (comme l’islam) est une secte…
du judaïsme. Voilà qui complique singulièrement les choses et qui explique
pourquoi il est si difficile de lutter contre elle : au nom de quoi
interdire le Scientologie ou le « religion » raëlienne (ceux qui
préparent la venus des extra-terrestres) ? Nous sommes en démocratie et la
séparation de l’église et de l’état garantit notre liberté de pensée et de croyance.
Faut-il ajouter un critère supplémentaire ? La taille ? Ce n’est pas
suffisant, car certaines sectes 5moon, par exemple° ont des millions d’adeptes
et d’autre part certaines religions animistes voient leurs adeptes diminuer du
fait de la disparition des peuples eux-mêmes (génocides des Amérindiens, des Aborigènes d’Australie etc
…). Alors peut-on dire qu’une religion est une secte qui a réussi ? Cette
citation met en évidence la place centrale de la religion en opposition à la société. La religion a une fonction
symbolique (symbole=rassemblement) et la dernière une action diabolique
(diabole=séparation). La plupart des sectes se définissent elles même comme des
ordres, confréries, congrégations, loges ou tout simplement des associations.
En résumé, une secte est une
communauté fermée centrée autour d’un gourou omniscient, omnipotent et
manipulateur, qui cherche à contrôler la vie (intellectuelle, affective et
matérielle) et à imposer à tous une doctrine binaire et agressive, cela dans
son propre intérêt : le pouvoir (toujours), l’argent (souvent) et le sexe
(parfois.
Le développement personnel
et la thérapie sont un ensemble de techniques ; d’outils de théories qui
permettent à tous de mieux vivre, de s’accepter, de s’autonomiser, de
s’épanouir, pratiqués par des professionnels qui les proposent dans une
relation claire (contrat) et respectueuse. Ces thérapeutes se respectent et
reconnaissent leurs limites (chacun a son domaine de compétences).
Les deux critères les plus
importants sont la séparation (de l’adepte face au monde extérieur) et la
manipulation, ce qui justifie a posteriori la peur des sectes. D’ailleurs, les
associations de lutte contre les sectes ont réussi à faire reconnaître la
manipulation comme un défi. Ainsi, il est enfin possible d’attaquer une secte qui
a détroussé un membre de sa famille. Mais qu’est-ce que manipuler ? C’est
influencer quelqu’un à son insu, en le trompant, en lui mentant et en déformant
la vérité ou en lui en cachant. C’est le pousser à faire, dire ou penser
quelque chose contre son gré, en jouant sur la culpabilité. Pour cela les
sectes détournent certains outils psychologiques de leur finalité afin de
contourner les défenses et la conscience. .. Elles utilisent le langage du
développement personnel pour mieux attirer
et piéger les gens fragiles. Mais il suffit d’observer le fonctionnement
réel (faits et méthodes) d’une secte et de son gourou pour être fixé.
Comment lutter contre les
sectes ?
Faut-il les interdire ?
Les brûler ? En avoir peur ? On a peur de ce que l’on ne connaît pas.
La première parade contre les sectes est donc l’information… sur les sectes
(prévenir plutôt que guérir). Les sectes sont fragiles : elles ne peuvent
jamais tenir leurs promesses et déçoivent toujours leurs adeptes, ce qui les oblige à pratiquer la surenchère ( toujours
plus de…) et le prosélytisme. Les sectes s’attaquent aux gens fragiles et
dépendants. Une autre parade consiste donc à développer l’équilibre et
l’autonomie. C’est précisément l’objectif du développement personnel… Le
développement personnel est la meilleure parade contre les sectes. Mais pour
lutter vraiment contre les sectes, il faut agir sur les causes du phénomène.
Pourquoi et comment entre t-on dans une secte ? La secte est un refuge
pour les gens fragiles : adolescents, personnes seules ou en crise, déçus
des religions et des partis…
La secte est une solution
miraculeuse qui répond à tous les
problèmes et satisfait tous leurs besoins (en apparence) : une vérité
simple (simpliste) et globale (besoin de
sécurité), une explication et justification des souffrances (culpabilisation),
une famille de substitution : on est frère et sœurs (besoin
d’appartenance), des amis (besoin de communication), une prise en charge
matérielle (besoin de dépendance), l’impression de faire partie d’une élite
(besoin de reconnaissance), un autre monde dégagé des contraintes et des
contingences matérielles et financières (besoin de rêve et de fuite de la
réalité), l’égalité et la fraternité, l’occasion de donner (générosité), un
objet d’amour : le gourou (besoin d’aimer) et surtout un sens à la vie…
les sectes promettent beaucoup (le Paradis, un monde d’Amour et de paix…) et il
est difficile d’y résister, surtout si l’on a peu d’esprit critique. Une secte
est une oasis dans le désert pour personnes assoiffées : un mirage
évidemment ! Une illusion qui se dérobe au fur et à mesure que l’on s’en
rapproche. Car elles ne tiennent jamais leurs promesses.
Les sectes sont nombreuses,
puissantes et attirantes, parce qu’elles exploitent les failles et les carences
de la société et celles de l’individu (dépendance, crédulité et blessures). Et
parce qu’elles proposent une solution facile : une régression infantile…Et
quant tout va mal, il est tentant de se laisser aller, porter, prendre en
charge par des gens qui donnent l’impression d’aller bien et d’avoir trouvé la
solution…
Si l’on veut vraiment lutter
contre les sectes, il faut d’abord reconnaître les failles et les carences de
notre société (par exemple la désacralisation du monde opérée par l’idéologie
scientifique et technique). Mais il faut surtout traiter la souffrance et
s’occuper des gens fragiles (tous ceux qui ne peuvent pas rentrer dans le moule
du cadre dynamique, par ex.) et les aider à évoluer , à devenir plus autonomes,
plus mûr(e)s, à relativiser leurs exigences, à grandir tout simplement… C’est
l’objet même du développement personnel et de la thérapie. Pourquoi les gens
choisissent une secte plutôt qu’un séminaire de DP ? Peut-être une
question de culture ? Les Français préfèrent consulter un médecin plutôt
qu’un thérapeute : ils sont les premiers consommateurs mondiaux de médicaments (antidépresseurs ou
anxiolytiques). Peut-être avons nous à rassurer les patients sur nos pratiques
et nos méthodes, à adopter un langage plus clair, à démystifier notre rôle et
notre pouvoir. Qui fait la différence entre psychologie (la science),
psychothérapie (la pratique), psychanalyse (une forme particulière de
psychothérapie verbale) et psychiatrie (spécialité médicale des maladies
mentales).
La psychothérapie n’est pas encore une profession réglementée. Par conséquent, n’importe qui peut s’installer et les charlatans existent malheureusement… Peut-être faut-il accélérer la réglementation de cette profession (formation, expérience, déontologie) et faire le ménage … Alors les sectes n’auront qu’à bien se tenir.
PATRICE RASE
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